Coup de gueule : Pourquoi j'ai sabordé mon compte Facebook après 7 ans de bons et loyaux services

Publié le 07/11/2026 • Temps de lecture : 4 min
Capture d'écran de la notification Facebook contradictoire

7 ans. Dans la vie d'un internaute, sept ans sur un réseau social, c'est une éternité. Mon compte personnel n'était pas une machine à spam ni un déversoir à haine. C'était mon carnet de bord. Un espace tranquille qui a vu naître mes projets, mes fiertés, mes évolutions. C'est là que j'ai partagé mes premiers pas sur Pinterest, et surtout les coulisses de L'Envers du Micro, ce projet qui me tient tant à cœur pour mettre en lumière les webradios indépendantes du monde entier.

Ces quatre derniers mois, ce profil servait de rampe de lancement pour mon bébé : GroovePick. J'y partageais des pépites musicales, des vinyles, des histoires de morceaux qui vibrent. Puis, j'ai créé la Page officielle de GroovePick pour faire les choses proprement, laissant mon profil perso quasiment au repos.

Et c'est là que la grande machine Meta a décidé de péter un câble. Ou plutôt, de me faire péter le mien.

Épisode 1 : Quand l'IA confond Miles Davis avec du contenu subversif

Un matin, sans crier gare, une notification tombe : « Votre profil n'est plus recommandé aux personnes de moins de 18 ans ».

Un comble absolu. Je parle de vinyles de jazz, de rééditions de Niagara ou de pop française, et l'intelligence artificielle de Mark Zuckerberg s'emballe en s'imaginant que je corromps la jeunesse. Le plus drôle ? Facebook me liste des « infractions » à des dates ultra-récentes (mi-octobre, début novembre) alors que ma dernière publication sur ce profil remontait au 5 octobre ! L'algorithme invente des dates, scanne de vieux fantômes et distribue les bonnets d'âne au hasard.

Épisode 2 : Bienvenue chez Kafka (version Silicon Valley)

C'est là que la satire commence. Je demande un examen de mon compte pour contester cette absurdité. Une semaine plus tard, je reçois une notification qui est un chef-d'œuvre de schizophrénie managériale.

D'un côté, le titre en gras me hurle : « Votre profil n'est toujours pas recommandé aux moins de 18 ans ».
De l'autre, le texte juste en dessous me caresse dans le sens du poil : « Nous avons réexaminé votre profil [...]. Il est désormais recommandé aux personnes de moins de 18 ans. »

Je clique pour comprendre le verdict final. Et là, c'est le grand vide. L'application me gratifie d'une magnifique page blanche, totalement plantée, avec un bouton « Continuer » désespérément grisé. Impossible de voir la pièce à conviction, impossible de se défendre. Vous êtes condamné par un tribunal de robots défectueux, et il n'y a aucun humain à qui parler dans cette prison dorée.

Épisode 3 : La croix et la bannière pour s'évader

Quand le verdict est tombé (l'appel a été rejeté par une machine, dossier clos), j'ai renommé mon profil en « Réseau DeMerde » et j'ai appuyé sur le bouton d'éjection.

Mais attention, on ne quitte pas le royaume de Meta si facilement. Pour supprimer définitivement une page et un compte perso, c'est la croix et la bannière. Les menus changent de nom toutes les trois semaines, les boutons de suppression sont planqués sous trois couches de sous-menus absurdes intitulés « Espace Comptes » ou « Informations personnelles », comme s'ils espéraient que vous seriez trop découragé par les labyrinthes techniques pour oser partir. Manque de bol, je suis têtu.

Le mot de la fin : Le combat continue (ailleurs)

Au fond, ce bug est la meilleure chose qui pouvait m'arriver. C'est le déclic parfait.

Depuis le premier jour, mon cheval de bataille avec GroovePick, c'est précisément de bousculer et de fuir ces algorithmes foireux qui lissent la culture, dictent ce que vous devez écouter et tuent la découverte musicale humaine. Ce qui m'est arrivé avec mon profil n'est que la preuve par l'absurde que ces plateformes sont cassées. Elles n'aiment ni les créateurs ni la passion.

Je reprends mes billes et je ferme la porte. Ne cherchez plus mon profil personnel, il est parti en fumée avec mes pages secondaires.

L'aventure GroovePick ne s'arrête pas, bien au contraire : elle respire enfin à l'air libre, là où la musique n'a pas besoin de l'autorisation d'un algorithme pour exister. On se retrouve directement à la maison, ou chez ceux qui respectent encore les humains.

🌐 Le Site : groovepick.com

🦋 Bluesky : bsky.app

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📌 Pinterest : Pinterest

Facebook, ça sent le sapin. Salut.

Les Preuves en Images

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